Rendre la mort fréquentable, par Guy Benoit, poète ou à peu près

Le blog de Fabien Ribery

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« nûment, nous y voilà »

L’Anxure, qui est aussi un recueil de poèmes de Guy Benoit, coule dans les veines, coule dans les yeux, coule dans ce qui coule.

Guy Benoit ? « Poète et encore moins, mais de plus en plus allergique aux bidouilleurs de langue. »

Un ruminant vivant à Sacé, en Mayenne, c’est beaucoup.

Né en 1941, puis en 1968, puis.

Pas un payeur de mots, mais un pauvre hère parlant un peu, ou droit dans le silence.

Un veilleur, comme un bosquet d’ipomées.

Le poète ne peut pas grand-chose, il est de la pénombre, parfois ambitionne d’être un boqueteau.

Ambitionne la tranquillité absolue, l’au-delà des affects, des percepts et des concepts, simplement être un objet qui résonne.

S’il est patient, « immobile / au travers des vitres sales », la mélancolie le fuira.

« sous un ciel noyé / de reflets d’ardoises, ma mort // se prépare à mourir // couramment me dépasse…

Voir l’article original 223 mots de plus

Publié par denis levieux

PHOTOGRAPHE VOYAGEUR PASSIONNE AIMANT LA VIE EN IMAGES

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